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Bien-être au travail : de l’effet de mode au choix de conviction

Longtemps, ce sont les crises soudaines au sein des entreprises qui ont mis la question de la qualité de vie au travail au cœur des préoccupations des employeurs. Aujourd’hui, bon nombre d’entre eux en font une question centrale de leur organisation.

Selon le dernier baromètre CD&B réalisé par OpinionWay, 89 % des salariés estiment que l’espace de travail a une influence sur le plaisir à venir travailler, et donc sur la perception de la qualité de vie au travail. « Preuve sans doute que la question occupe désormais une place importante dans la réflexion des directions des ressources humaines », analyse Michel Ciucci, directeur général de CD&B. Pourtant, le sujet a longtemps été jugé secondaire, ne s’imposant au programme des directions qu’en cas de crises vécues par les salariés avec, à la clé, des mesures d’urgence destinées à rétablir un climat serein. Pas forcément ce qu’il y a de plus efficace.

Un sujet désormais central
Il y a quelques années, le sujet a été traité sur un nouveau registre. Moins secondaire, mais toujours pas prioritaire. Un véritable effet de mode qui s’est traduit ici par l’installation d’un baby-foot, là par l’organisation de surprenantes sessions de team building, là encore par des séances de massage proposées aux salariés… Des initiatives bienvenues mais encore anecdotiques. Aujourd’hui, la question est considérée de manière bien différente.
D’après une enquête publiée le 4 octobre dernier par le groupe de protection sociale Malakoff Médéric, 99 % des dirigeants interrogés estiment que le bien-être au travail contribue à la performance de l’entreprise. 75 % d’entre eux estiment d’ailleurs que le sujet sera dans l’avenir une préoccupation majeure pour les entreprises, notamment pour augmenter la compétitivité et améliorer le climat social. Même s’il reste difficile d’évaluer son impact sur la santé économique de l’entreprise, certains chiffres sont particulièrement éloquents : toujours selon l’enquête de Malakoff Médéric, un salarié estimant sa qualité de vie au travail mauvaise a 18 % plus de chance d’être arrêté au moins une fois dans l’année qu’un salarié la jugeant satisfaisante. « Dans de plus en plus d’entreprises, le bien-être est considéré de manière plus globale, impactant le management, la communication interne, la gestion des carrières, sans oublier l’organisation du temps de travail et l’aménagement des locaux », constate Michel Ciucci. Une meilleure prise en compte du bien-être qui contribue à plus de motivation et d’engagement. Et se traduit aussi par davantage d’attractivité en direction des générations Z et Y qui, sur cette question-là, sont moins prêtes à faire des concessions que leurs aînés.

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