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Des écoles qui sortent du lot

Du beau, de l’aquatique, de l’insolite, du périlleux… Faire le tour du monde des écoles et universités réserve bien des surprises. Zoom sur quelques établissements particulièrement remarquables.

« Scotchant ! » C’est le verdict de Julie Giraud-Avril lorsque l’on évoque l’architecture de la Sorbonne Université Abu Dhabi. « Ces bâtiments en étoile convergeant vers la grande agora centrale surmontée d’un dôme identique à celui de la Sorbonne à Paris sont une vraie réussite », constate la responsable du pôle Espaces apprenants chez CD&B, citant également la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie Saoudite, comme l’un des plus beaux établissements d’enseignement du monde. Côté aménagements intérieurs, Julie Giraud-Avril distingue l’Orestad Collège, dans la banlieue de Copenhague. Un établissement qui se singularise par son nombre réduit de salles de classe fermées. Ici, on fait la part belle aux échanges informels au sein d’espaces circulaires ouverts où les élèves s’installent avec leur ordinateur sur des coussins XXL ultra-confortables. L’objectif ? Favoriser la communication, les interactions et faire émerger des synergies. « L’innovation dans les espaces scolaires n’a de sens que si elle a une fonction pédagogique. Et c’est le cas ici », constate Julie Giraud-Avril qui évoque aussi les espaces apprenants de l’École française internationale de Casablanca. « Un établissement qui prouve qu’en plaçant la bienveillance et la volonté de réussite pour chacun au cœur de sa pédagogie, il est possible d’apprendre dans des environnements informels », assure-t-elle. Sur un autre continent, dans le bush australien, à la School of the Air, pas question d’architecture ou d’aménagements intérieurs puisque cette école n’a pas de matérialisation physique ! Il s’agit d’un système d’enseignement à distance destiné aux enfants vivant à des kilomètres de la première école. Une école virtuelle qui, a l’origine, faisait appel à la radio pour dispenser ses cours et utilise toutes les potentialités d’internet, avec vidéo, questions pop-up et discussions de groupe entre élèves se trouvant à des kilomètres les uns des autres.

Sur un fleuve ou en tyrolienne

Donner accès à l’éducation à des enfants vivants loin de tout, c’est aussi la vocation de la vingtaine d’écoles flottantes qui naviguent sur le fleuve Gumani, au Bangladesh, dans une région frappée par de fortes moussons. Grâce à leurs fonds plats, lors des fréquentes inondations, ces écoles-bateaux peuvent aller chercher les élèves vivant sur les petites îles quasiment à la porte de leur maison. « Ce qui est remarquable dans ce projet, c’est sa fonction sociale inclusive », souligne Julie Giraud-Avril. Parfois, ce ne sont pas les écoles mais les élèves qui sont remarquables, tant ils doivent déployer d’efforts pour arriver jusqu’à leur salle de classe. À Zhang-Jiawan, un village escarpé du Sud de la Chine, le chemin de l’école prend des airs de séance d’escalade puisque les enfants doivent emprunter une succession d’échelles en bois à flanc de montagne pour rejoindre la vallée. En Colombie, certains écoliers n’hésitent pas à emprunter une tyrolienne longue de 800 mètres dont le point de départ se situe à 230 mètres de hauteur… Mais entre deux heures de marche et trente secondes de grand frisson, leur choix est vite fait. Autant dire qu’il faut avoir le cœur bien accroché… et une envie d’apprendre que rien ne peut arrêter !

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