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L’enjeu de la mobilité concerne aussi les espaces de travail

Le 17 mai dernier, CD&B accueillait dans ses locaux un Urban Executive Club de News Tank Cities, l’agence d’information spécialisée sur la ville et ses enjeux consacrée à la stratégie de l’Île-de-France en termes de réduction des émissions carbone. Un sujet capital aux enjeux multiples en matière d’énergie, d’urbanisme et de mobilité.

Réduire son empreinte carbone… C’est une préoccupation majeure pour la plupart des régions capitales et des villes monde. Et la région francilienne ne fait pas exception en la matière, comme l’a illustrée la conférence « Île-de-France, vers le zéro carbone. Urbanisme, mobilités, énergies : scénarios et stratégie ». L’événement, qui se tenait dans les locaux de CD&B, a notamment accueilli des représentants des collectivités territoriales et des grands acteurs de l’énergie. Au menu des échanges de cette rencontre, la planification urbaine, avec notamment l’objectif de rapprocher les logements des sites des entreprises. « L’objectif de l’Île-de-France, qui représente 25 % de la consommation énergétique nationale, est d’atteindre le zéro carbone en 2050 », expliquait en introduction Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président du Conseil régional d’Île-de-France. Une perspective ambitieuse qui implique notamment de diminuer de moitié la dépendance de la région aux énergies fossiles d’ici 2030. « En réduisant la consommation énergétique mais aussi en passant d’ici là de 8 % à 30 % d’énergies renouvelables produites dans la région », précisait Jean-Philippe Dugoin-Clément. Parmi celles-ci, la géothermie, qui en raison de la densité urbaine du territoire, a de beaux jours devant elle.

 

Des déplacements domicile-travail plus propres

Parmi les leviers évoqués pour atteindre ce résultat, celui des transports, impliquant tous les Franciliens, et en premier lieu les salariés aux déplacements domicile-travail quotidiens. D’où la nécessité, par exemple, de rendre le réseau de bus plus propre. Idem pour les taxis. « Nous disposons aujourd’hui de 200 taxis fonctionnant à l’hydrogène, c’est la plus grande flotte du monde. Et l’an prochain, il y en aura 600 », soulignait Philippe Boucly, président de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible (AFHYPAC), qui relevait également que de plus de constructeurs et d’équipementiers s’intéressent à cette énergie plus propre. Mais quid des véhicules particuliers ? « Il faut qu’un opérateur unique soit chargé de concevoir un schéma de développement de bornes de ravitaillement sur l’ensemble du territoire francilien », relevait Michel Gioria, directeur de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Une nécessité pour accélérer le développement des véhicules électriques en particulier. « Sur les mobilités individuelles comme les transports en commun, nous avons les moyens d’aller vite », assurait Christine Revault d’Allonnes, députée européenne sortante. Également au menu des échanges de cette rencontre, la planification urbaine, avec l’objectif de rapprocher les logements des sites des entreprises. En résumé, la région Île-de-France et l’ensemble des acteurs concernés sont désormais mobilisés avec, désormais en ligne de mire, l’échéance de 2050.

 

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