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Dans l’éducation, l’immobilier s’impose comme un enjeu d’attractivité

Avec son équipe Éducation de CD&B, Julie Giraud-Avril accompagne des projets de construction et de rénovation d’écoles, de la maternelle au supérieur. Des projets aux implications multiples et intervenants nombreux qui nécessitent, explique-t-elle, davantage de conseil et d’accompagnement.

En quoi les projets immobiliers des établissements d’enseignement, en particulier ceux du supérieur, ont un caractère stratégique qu’ils n’avaient pas auparavant ?

Pour se développer, trouver des fonds, ne pas être distancés dans une concurrence qui est devenue internationale, les établissements d’enseignement supérieur ne peuvent plus mener leurs projets immobiliers comme ils le faisaient par le passé. Lors de la construction de nouveaux sites ou la rénovation de locaux existants, de nouvelles questions se posent selon les moyens, les ambitions et les besoins.

En particulier, c’est de l’optimisation des m², par exemple avec l’innovation pédagogique afin d’absorber la croissance des effectifs, notamment des étudiants étrangers dans le cadre de la formation continue. Des sources supplémentaires de financement deviennent indispensables, car concomitant à l’attractivité et l’image de marque de ces écoles. Une nouvelle donne qui modifie la façon dont ces projets doivent être appréhendés : il faut les considérer non pas comme des sources de dépenses mais comme des investissements pour l’avenir.

Au-delà de l’optimisation de l’espace, quelles sont les questions sur lesquelles les établissements doivent se pencher ?

Les murs doivent contribuer à l’attractivité et nous travaillons avec nos clients pour transformer leurs espaces en média afin qu’ils valorisent leur image de marque. Pour cela, les besoins des différents publics doivent être pris en compte lors du recueil des besoins et de la définition du programme : ceux des élèves français, habitués à être connectés en permanence, ceux des étudiants internationaux qui viennent parfois d’établissements ultra-modernes, et ceux des professionnels en formation continue, qui évoluent dans des environnements de travail flexibles et modulaires. Et cela sans oublier d’intégrer à la réflexion les évolutions de l’enseignement et les nouveaux modes pédagogiques.

Pourquoi faut-il aujourd’hui attirer l’attention des établissements sur la nécessité de piloter plus étroitement leurs projets immobiliers ?

Parce que face à ces enjeux multiples, ils doivent être pilotés de façon très fine, dans un contexte qui n’est pas toujours favorable. Au sein des établissements, il y a rarement une direction immobilière dédiée. À cela s’ajoute l’opacité du marché, la rareté de l’offre de foncier ou de bâtiments adaptés. Dans ces conditions, la réussite d’un projet passe notamment par le fait de réunir des compétences internes et externes afin de bénéficier d’une expertise croisée sur l’ensemble de ces étapes.

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